Comment se passe une IRM du genou, étape par étape ?

Salle d imagerie medicale avec appareil IRM
L’essentielFaits vérifiés

Ce qu’il faut savoir sur l’IRM du genou

  • L’examen dure entre 20 et 30 minutes, immobilité comprise, hors préparation.
  • L’appareil fonctionne le plus souvent à 1,5 tesla, une puissance de champ magnétique courante en imagerie ostéoarticulaire.
  • L’Assurance Maladie rembourse l’acte à 70 % de la base tarifaire fixée par la convention médicale.
  • Depuis 2017, l’ANSM restreint l’usage de plusieurs agents de contraste au gadolinium linéaire.
  • Un pacemaker non compatible IRM ou un implant métallique ferromagnétique compte parmi les contre-indications à signaler avant l’examen.

5 faits vérifiés4 sourcesmis à jour le 15 septembre 2026

01

Un examen sans rayons X

L’IRM utilise un champ magnétique et des ondes radio, sans irradiation, contrairement au scanner ou à la radiographie.

02

Un temps d’immobilité à prévoir

Vous restez allongée 20 à 30 minutes dans un tunnel plus ou moins ouvert selon l’appareil utilisé.

03

Une prescription médicale obligatoire

Seul un médecin prescrit l’IRM, après avoir écarté les contre-indications propres à chaque patiente.

Une IRM du genou immobilise entre 20 et 30 minutes en moyenne, le temps que l’appareil capture des dizaines de coupes millimétriques de l’articulation. L’examen impressionne surtout par le bruit qu’il produit, rarement par un geste douloureux. Je vous détaille ici son déroulement réel, minute par minute, ainsi que les points de vigilance à connaître avant de vous présenter en salle d’imagerie.

Le déroulement de l’examen, minute par minute

Vous êtes accueillie en salle d’imagerie et invitée à retirer tout objet métallique : bijoux, ceinture, parfois soutien-gorge à armatures. Une tenue sans métal ou une blouse d’hôpital remplace vos vêtements le temps de la séquence.

Allongée sur la table mobile, le genou calé dans une antenne dédiée, vous glissez ensuite dans le tunnel de l’appareil. Un casque ou des bouchons d’oreille filtrent le bruit, martelé et répétitif, propre au fonctionnement des bobines. Une poire d’alarme reste à portée de main tout au long de la séquence, pour prévenir le manipulateur en cas de gêne.

La sensation de confinement inquiète parfois avant l’examen. Un appareil dit ouvert, moins bruyant et moins étroit, existe dans certains centres pour les personnes sujettes à la claustrophobie ; à défaut, un léger anxiolytique peut être prescrit par votre médecin traitant en amont, sur demande explicite.

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La table ne bouge plus une fois la séquence lancée. Le moindre mouvement floute les images et allonge la durée totale : un genou parfaitement immobile garantit un résultat exploitable.

Salle d'examen IRM avec appareil d'imagerie médicale

À la sortie du tunnel, aucune récupération particulière n’est nécessaire : vous reprenez vos activités immédiatement, sauf en cas d’injection de contraste, où une courte surveillance est parfois proposée par précaution. Si une gêne inhabituelle persiste au-delà du genou une fois rentrée, parlez-en à votre médecin traitant.

Qu’est-ce qu’une IRM du genou exactement ?

L’imagerie par résonance magnétique associe un champ magnétique puissant à des ondes radio pour révéler les tissus mous du genou : ligaments croisés, ménisques, cartilage et tendons. Contrairement à la radiographie, elle n’utilise aucun rayon X et ne délivre donc aucune irradiation. Un scanner dure nettement moins longtemps, car les deux technologies ne captent pas les mêmes structures : le scanner privilégie l’os, l’IRM les tissus mous.

Le genou compte parmi les articulations les plus explorées par cette technique, aux côtés de l’épaule et du rachis lombaire, car ses structures ligamentaires se blessent souvent dans les sports pivot comme le football ou le ski. Voici les situations qui amènent le plus fréquemment à cet examen :

  • une entorse suspectée du ligament croisé antérieur après un choc
  • une déchirure méniscale après une torsion du genou
  • une douleur qui persiste après un mois d’activité sportive sans traumatisme identifié
  • un bilan préparatoire avant une chirurgie orthopédique programmée

Votre médecin généraliste oriente rarement directement vers l’IRM : il adresse d’abord vers un rhumatologue ou un chirurgien orthopédique, qui pose l’indication précise après un examen clinique complet du genou. En pratique, la radiographie standard est réalisée en première intention pour écarter une fracture ; l’IRM n’intervient qu’en second temps, lorsque les tissus mous doivent être analysés plus finement.

La Haute Autorité de Santé déconseille d’ailleurs de prescrire cet examen en première intention sans examen clinique préalable, dans son guide du bon usage des examens d’imagerie médicale. L’INSERM précise de son côté qu’aucun effet biologique nocif n’a été démontré aux intensités de champ magnétique employées en imagerie clinique courante.

Genou examiné en imagerie médicale par résonance magnétique

Le radiologue transmet ensuite le compte rendu à votre médecin prescripteur, généralement sous quelques jours. Un résultat normal n’exclut pas une gêne mécanique fine, invisible même en imagerie de pointe : l’examen clinique guide toujours la décision finale.

Quelles sont les contre-indications à connaître ?

⚠️ Un implant métallique ancien ou une plaque orthopédique ne sont pas systématiquement incompatibles avec l’IRM, mais le manipulateur doit connaître leur référence exacte avant de vous installer.

Vous devez signaler tout dispositif métallique implanté avant la prise de rendez-vous : pacemaker, valve cardiaque, clips vasculaires, éclats métalliques oculaires ou stérilet en cuivre. Un pacemaker ancien, non certifié compatible IRM, empêche la réalisation de l’examen classique. Une gêne qui touche aussi le mollet ou qui vous donne mal aux jambes au-delà du genou mérite d’ailleurs d’être signalée à votre médecin traitant, même après un examen normal.

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La grossesse ne contre-indique pas cette IRM elle-même, mais l’équipe médicale évite généralement l’injection de contraste au premier trimestre, par précaution. Une insuffisance rénale sévère impose la même prudence, car le gadolinium s’élimine par les reins.

Je conseille de tout signaler sans filtre, même un détail qui semble insignifiant : un tatouage récent, une pompe à insuline ou certains piercings méritent aussi d’être mentionnés : la plupart ne posent pas de problème, mais le manipulateur doit pouvoir vérifier votre situation au cas par cas avant de vous installer dans le tunnel.

Cette vidéo, publiée par un centre hospitalier universitaire, montre concrètement l’installation en salle d’examen, souvent plus rassurante à voir qu’à lire.

IRM avec injection ou sans injection : quelle différence ?

Le radiologue décide d’injecter ou non un produit de contraste selon la question clinique posée par votre médecin traitant. Ce produit améliore la visibilité de certaines structures, en particulier lors d’une suspicion d’infection, de tumeur ou de récidive après une chirurgie du genou. L’injection se fait par voie intraveineuse, au pli du coude, pendant que vous êtes déjà installée dans l’appareil : elle provoque parfois une sensation de chaleur passagère, sans douleur particulière, et la séquence reprend aussitôt.

Critère IRM sans injection IRM avec injection
Durée totale 20 à 30 minutes 30 à 45 minutes
Structures ciblées ménisques, cartilage, ligaments synoviale, tumeurs, infections
Précaution rénale aucune fonction rénale vérifiée avant injection
Prise en charge Ameli 70 % de la base tarifaire 70 % de la base tarifaire, produit inclus

L’ANSM a restreint l’usage de plusieurs agents de contraste au gadolinium linéaire en raison d’un risque de dépôt cérébral à long terme, encore mal évalué sur le plan clinique. Les radiologues français utilisent désormais majoritairement des agents macrocycliques, jugés plus stables. Une reprise trop rapide de la course à pied après une entorse mal soignée explique d’ailleurs une partie des IRM prescrites en contrôle, plusieurs semaines après le traumatisme initial.

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Combien coûte une IRM du genou et son remboursement ?

L’Assurance Maladie rembourse l’examen à hauteur de la base tarifaire fixée par la convention médicale, comme pour la plupart des actes d’imagerie. Le reste, ainsi qu’un éventuel dépassement d’honoraires en secteur 2, s’ajoute à votre facture ou à celle de votre mutuelle.

Dans le cadre d’une prise en charge pour affection de longue durée, cet examen est remboursé à 100 %, dépassements d’honoraires exclus. Le tarif conventionné varie peu d’un centre à l’autre, mais un dépassement peut alourdir sensiblement la facture dans les cabinets de secteur 2, en ville comme en clinique privée.

Le délai d’attente pour une IRM programmée dépasse encore fréquemment plusieurs semaines dans certaines régions, sauf urgence signalée par le prescripteur. Comparer les disponibilités de plusieurs centres d’imagerie raccourcit souvent ce délai.

Je vous conseille de comparer plusieurs centres avant de réserver, plutôt que d’accepter le premier rendez-vous disponible : certains centres privés appliquent des dépassements d’honoraires fixes, affichés avant la prise de rendez-vous, et un devis évite les mauvaises surprises. Votre mutuelle peut aussi exiger l’envoi préalable du compte rendu pour déclencher son propre remboursement complémentaire, et la prise en charge ALD couvre ces frais dans les mêmes conditions que l’examen lui-même.

Médecin consultant un compte rendu d'imagerie médicale

FAQ sur l’IRM du genou

Faut-il porter une tenue particulière le jour de l’examen ?

Une tenue sans élément métallique suffit ; sinon, une blouse d’hôpital vous est fournie sur place. Retirez montre, bijoux et ceinture avant d’entrer en salle d’imagerie.

Dans quelle position reste-t-on pendant l’examen ?

Vous restez allongée sur le dos, jambe tendue et genou calé dans une antenne dédiée, pendant toute la durée de la séquence, soit environ 20 à 30 minutes.

L’examen prend-il plus de temps en cas d’injection ?

Oui : comptez 30 à 45 minutes avec une injection de gadolinium, contre 20 à 30 minutes sans produit de contraste.

Peut-on repasser cet examen plusieurs fois dans l’année ?

Aucune limite réglementaire n’existe, l’IRM n’utilisant aucun rayonnement ionisant, contrairement au scanner. Seule la pertinence clinique, évaluée par votre médecin, justifie une nouvelle prescription.

Mon genou justifie-t-il une IRM ?

Quelle situation décrit le mieux votre genou ?



Un choc récent avec une douleur qui persiste au-delà de quarante-huit heures justifie une consultation rapide. Le médecin oriente d’abord vers une radiographie, puis vers une IRM si une lésion ligamentaire ou méniscale est suspectée.

Une douleur qui dure depuis plusieurs semaines sans traumatisme identifié mérite un avis médical, même en l’absence d’urgence. L’IRM n’est utile qu’après un premier examen clinique, pas en première intention.

Un genou qui gonfle ou se bloque signale souvent un problème mécanique interne, comme une lésion du ménisque. Une consultation rapide s’impose, l’IRM étant alors fréquemment prescrite pour confirmer le diagnostic.

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A propos de l'auteur

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Mélanie Martin

Naturopathe & blogueuse

Moi c’est Mélanie, 26 ans, naturopathe et créatrice de mcreation.fr. J’adore partager mes découvertes beauté, mes astuces bien-être et tout ce qui rend la vie des femmes plus belle. Bienvenue dans mon univers !